Le tout premier usage du calendrier milésien est la réappropriation de la durée du jour selon la date dans l'année, qui est une fonction de base de tout calendrier solaire en phase avec les saisons. Cette facilité est destiné à tout utilisateur.


Plus largement, le calendrier milésien est pertinent dès qu'il s'agit de représenter des phénomènes corrélés aux saisons. Les éventuelles corrélations aux solstices et équinoxes apparaissent immédiatement. De nombreuses études des domaines météorologiques et climatiques gagneraient à utiliser le référentiel milésien.


Ces usages scientifiques seront d'autant plus efficaces que le calendrier milésien sera enseigné dans le cadre de la formation initiale. Or le calendrier milésien présente un intérêt pédagogique en géographie astronomique, pour décrire le mouvement de la Terre autour du Soleil et faire prendre conscience du cycle des saisons. Remplacer les traditionnelles séries des 21 (décembre, mars, juin, septembre) par les mois milésiens permet d'ancrer le calendrier civil comme représentation du cycle des saisons, et fait prendre conscience de l'inégalité des saisons vraies. En effet, les mois étant réguliers par construction, l'occurrence des saisons vraies à des dates différentes des 1er de mois oblige à constater l'écart des durées de saisons par rapport au quart de l'année tropique.


Dans le domaine historique, le calendrier milésien permet une datation dénuée d'ambiguïté et représentative de l'avancement du cycle saisonnier. Ce référentiel stable permet de maîtriser la coexistence des calendriers julien et grégorien en Europe au 17e siècle. Il permet de se faire une idée plus juste de la réalité des saisons à la fin du Moyen-Âge, et aussi dans les périodes reculées de l'Antiquité, alors que le calendrier julien ne donne qu'une référence illusoire de la saison en fonction de la date.


De nombreux exemples sont donnés dans le blog du calendrier milésien accessible par le bouton en tête de page et via le menu. Nous donnons dans cette section quelques exemples particulièrement emblématiques.



Du changement d'heure à la modulation horaire


Le système du changement d'heure saisonnier est contesté par de nombreux citoyens et un nombre croissant d'Etats-membres de l'Union européennes. Le 26 mars 2019, les eurodéputés ont voté la suppression du changement d'heure saisonnier. Cette réforme devrait prendre effet en 2021 (selon service-public.fr). Mais il est prévu que chaque Etat membre choisisse préalablement l'heure saisonnière qu'il entend garder.


Nous pensons qu'un cadre de modulation horaire selon les saisons devrait être proposé, afin que les acteurs économiques adaptent les horaires de leurs activités selon l'ensoleillement à des dates harmonisées. Les acteurs économiques garderaient la liberté de définir les horaires, en considérant le cycle de la durée du jour en chaque lieu, les impacts sur leur activité et les contraintes relatives à la durée du travail, mais seraient invités à changer leurs horaires aux dates proposées dans ce cadre de modulation.


Ce cadre comprendrait six saisons de lumière dans l'année, de durée inégales. Il ne serait pas obligatoire de changer d'horaire à chaque changement de saison. Nous observons que les horaires de fermeture des jardins publics parisiens sont déjà fondés sur ces six saisons.


Les horaires scolaires seraient modulés selon ces saisons, afin de créer un effet d'entraînement économique. On voit bien qu'actuellement beaucoup d'almanachs et de calendriers ne donnent aucune indication sur la lune, mais informent précisément sur les vacances scolaires.


Nous évoquons notre proposition dans l'article Modulez vos horaires quotidiens selon les saisons, et nous la détaillons à la page Modulation horaire solaire.