A une époque où nous mesurons le temps à la nanoseconde près, et où l'évolution climatique est un enjeu mondial, pouvons-nous continuer de mesurer le temps de la Terre avec notre calendrier vieux de 2000 ans, aux mois inégaux, en décalage de phase par rapport aux solstices, et compliquant les calculs de conversion ? Chacun de nous peut-il promouvoir une intéressante proposition ?

Qui n'a pas été un jour surpris par les irrégularités des mois de notre calendrier grégorien ? Pourquoi le mois de février n'a-t-il que 28 jours, pourquoi les mois successifs juillet et août, ainsi que décembre et janvier, ont-ils 31 jours ? Pourquoi le jour intercalaire (le 29 février) est-il à la fin du second mois, n'aurait-il pas été plus simple de le mettre à la fin de l'année ? Enfin pourquoi notre calendrier est-il le seul parmi les calendriers solaires à ne pas faire coïncider l'année avec le début d'une saison ?


Toutes ces curiosités sont liées aux circonstances de la réforme fondamentale qu'a promulguée Jules César peu avant 45 av. J.-C. S'inspirant des Egyptiens qu'il avait visités deux ans plus tôt, il a défini un calendrier solaire avec les mois lunaires du calendrier romain traditionnel de l'époque. A cause des superstitions des Romains, et pour ne pas effacer les dates de certaines fêtes, César a dû choisir cette curieuse alternance des mois. De plus, le calendrier est entré en vigueur à la fin d'un mois lunaire, non pas au moment du solstice d'hiver, et le calendrier nouveau s'est ainsi trouvé définitivement décalé de quelques jours par rapport aux saisons.


Ce calendrier nous empêche d'apprécier les cycles liés aux saisons, et rend plus difficile l'analyse des phénomènes climatiques, à une époque où ceux-ci deviennent cruciaux pour l'humanité.


Les réformes récentes du calendrier, souvent initiées ou appuyées par des Français, à commencer par le calendrier de la première République, ont toutes buté sur une fausse bonne idée: modifier le rythme social de la semaine. L'idée était qu'une même date tombe toujours un même jour de semaine. Or cela oblige à définir un "jour blanc", point sur lequel il est désormais impossible d'obtenir l'accord de toutes les nations, alors qu'elles reconnaissent toutes la même semaine de sept jours. Par ailleurs, maintenir une certaine variabilité entre les années a finalement plus d'avantages que d'inconvénients.


Il est possible de résoudre les faiblesses du calendrier grégorien, notamment vis-à-vis des enjeux actuels de la connaissance du climat, en utilisant un référentiel de mois régulier, en phase avec les saisons, bénéficiant des avantages du calendrier grégorien et de ses règles d'intercalation. C'est sur ces objectifs qu'a été conçu le calendrier milésien.


Plutôt que de prétendre supplanter brusquement le calendrier grégorien, nous pensons que le calendrier milésien montrera d'abord sa pertinence dans les usages scientifiques, économiques, pédagogiques et privés en vue de la compréhension des phénomènes liés aux saisons.


C'est pourquoi nous appelons les scientifiques, économistes, pédagogues, et plus largement toutes les personnes soucieuses d'une meilleure compréhension des phénomènes saisonniers, à tester l'usage du calendrier milésien pour leurs études et même pour leurs communications, et ce en parallèle de l'usage du calendrier grégorien.


L'ouvrage L'Heure milésienne définit les éléments de base relatifs au calendrier milésien. Le présent site présente les éléments essentiels, les outils en accès libre, et se nourrit d'exemples d'usages. La charte milésienne définit de manière très souple comment les concepts fondamentaux peuvent être mis à disposition du public, tout en préservant les droits légitimes sur la propriété intellectuelle et artistique.


Nos objectifs


  • Définir une ou plusieurs normes internationales pour le calendrier milésien.
  • Concevoir les noms de mois milésiens dans toutes les langues.
  • Développer et encourager l'emploi du calendrier milésien dans les domaines scientifiques:
    • consolider les données météorologiques mensuelles selon les mois milésiens,
    • utiliser le calendrier milésien pour les études climatiques, agroalimentaires, économiques en relation avec les saisons,
    • utiliser le référentiel milésien pour les datations historiques, notamment dans l'antiquité, pour la période de coexistence des calendriers julien et grégorien, pour les études sur des pays utilisant d'autres calendriers.
  • Développer l'emploi du calendrier milésien dans la pédagogie, l'enseignement, la formation.
  • Inciter le secteur privé à produire des horloges, agendas, almanachs, fondés sur ce calendrier ou s’y référant.
  • Maintenir en accès libre les algorithmes nécessaires à ce calendrier.
  • Autoriser toute personne à utiliser le calendrier milésien si elle le souhaite.

Agissez !

 

Sur ces bases, chacun et chacune peut, à son niveau, contribuer librement à la diffusion de savoirs et de méthodes utiles à tous, afin de reprendre la maîtrise du temps. Plutôt que d'éliminer, tâchons de dépasser le calendrier grégorien.


Quelques exemples de gestes pour faire connaître la présente initiative:

  • Accompagner votre signature de courrier électronique d'un lien vers le présent site.
  • Dater vos communication en milésien, à bon escient et sans omettre de donner l'équivalent grégorien.
  • Demander à vos fournisseurs que vos almanachs, agendas, montres et horloges, vous facilitent les conversions entre grégorien et milésien.

 

N'est-ce pas un projet utile au monde ?

 


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